LA FERME DES FOUILLETS

Non classé

Les miels d’été et de forêt 2019 sont récoltés

Çà y est, nous avons récolté le miel d’été et le miel de forêt! Ils sont en pot, prêts à être dégustés.

Cette année, ces deux miels ont une différence moins marquée que que les années précédentes. C’est ce qui fait la joie de travailler avec la nature. Aucune année ne se ressemble.

Observez bien la photographie ci-dessous. Comment, à votre avis, je sais que le miel d’été va cristalliser plus rapidement que le miel de forêt? Avez-vous une idée?

C’est simple. Regardez bien la projection sur la table de la lumière qui a traversée les pots de miels. Le miel de forêt fait apparaître une projection de lumière très nette et très contrastée tandis que le miel d’été lui donne une projection plus floue (une tache lumineuse). Le miel d’été est donc moins translucide que le miel de forêt et indique donc qu’il a déjà commencé tout doucement à cristalliser.

Le miel d’été va donc cristalliser plus vite que le miel de forêt.


Venez goûter ces miels et observer leur projection « magique ».

Nous sommes ouverts!

Bonjour a tous.
Çà y est, nous sommes de nouveau ouverts!
Le miel et les produits de la ruche sont déjà disponibles tandis que les légumes seront sur notre étal à partir de la semaine prochaine. Le temps contrasté de cette année donne le tempo au jardinier. Le potager pousse doucement.


Les récoltes s’annoncent belles mais un peu tardives. Ce n’est pas grave, un bon légume est toujours un légume qui a poussé lentement, sans le forcer. La floraison des tomates est exceptionnelle et promet, si tout va bien, une belle quantité de fruits. Encore un peu de patience!

J’ai regardé, il y a peu, un reportage télévisé sur la qualité nutritionnelle des légumes. Il mettait l’accent sur la qualité du mode de culture et la variété des légumes cultivés. A la Ferme des Fouillets, nous avons fait ce choix de la qualité nutritionnelle avant tout. C’est à dire:
– des légumes de variétés anciennes, aucun hybride,
– un mode de culture en plein sol,
– nourrir les plantes avec de la matière organique en privilégiant la vie du sol, sans engrais chimique,
– respecter le rythme des saisons et des plantes sans trop arroser afin d’éviter d’avoir des légumes « plein d’eau ».
Je trouve qu’il est important que des reportages nous rappellent régulièrement ces principes fondamentaux . Chacun ensuite peut choisir en toute connaissance et liberté de quelle façon il désire se nourrir et donc d’être constitué. Tous les légumes ne se valent pas, cela dépend comment le jardinier les cultive.




Une dernière note fleurie sur le sujet. En ce moment, c’est la floraison des carottes. Je la trouve magnifique!
Ces fleurs, mine de rien, font aussi parti de mon travail. Pourquoi?
Parce que cultiver des variétés anciennes de légumes impose au jardinier de faire ses propres graines afin de conserver la variété et de l’adapter à son terroir. Cela représente du temps et un savoir faire en plus, mais c’est parfois l’unique façon de cultiver, de reproduire et donc de vous proposer ces variétés.


A bientôt a tous!

Travaux d’hiver: apprendre des arbres

Les arbres étant dans un état de repos, l’hiver est la meilleure période pour couper leurs branches malades, gênantes et tombées au sol. Cette activité, très physique, permet aussi d’observer l’histoire du végétal et d’étudier l’extraordinaire ingéniosité de ces êtres vivants. Nous passons tous devant des tas de bois sans prêter attention aux détails qui y sont inscrits. Regardons ensemble ce bois d’un peu plus près.

Il faut savoir que le bois d’un arbre n’a pas une structure pleine mais plutôt poreuse. Plus un arbre pousse vite, plus son bois possède des pores. Nous pourrions comparer un arbre qui pousse vite à une tour Eiffel possédant des poutres en métal de soutient plus éloignées les unes des autres, par rapport à un arbre qui pousse lentement qui lui aura des poutres en métal plus rapprochées.
Mais un même arbre, et c’est là l’ingéniosité de cet être vivant, est capable aussi de s’adapter et de faire varier la vitesse de sa croissance en fonction des contraintes comme sur la photo ci-dessous.


Remarquez que le cœur du bois de cette branche de chêne n’est pas au centre de la branche. Le cœur est désaxé. Que pouvons nous apprendre de cette observation? Cela nous apprend que la branche se trouvait sur l’arbre presque en position horizontale. Le poids de la branche exerçant une pression menaçant de l’arracher, l’arbre a renforcé la solidité du bois sous toute la partie de la branche se trouvant « côté sol ». Le bois est donc plus dense dans cette partie, raccourcissant les espaces entre les cernes et donnant cette apparence « désaxée ».

Ici, on voit bien le travail d’un insecte qui a commencé à manger le bois au cœur de cette branche. La sciure est le résultat de son œuvre. Il a trouvé là son logis et son garde-manger!

Ici, enfin, on voit que le bois semble plus foncé en dessous et possède des lignes noires qui forment un dessin. Alors?
Il s’agit sans le moindre doute d’une branche tombée sur un sol humide durant plusieurs mois. Le bois mort a adsorbé par ces pores l’eau contenu dans le sol, lui donnant une couleur plus foncée dans cette partie. Ce bois humidifié a permis ensuite aux champignons du sol d’étendre par croissance leur réseau de filaments dans le bois humide pour s’en nourrir. Ce sont ces champignons qui sont les dessinateurs de ces lignes noires. Les champignons sont capables, parfois, de dessiner de complexes et magnifiques « fresques » dans le bois.
J’aime regarder les détails de notre quotidien. Sachons nous émerveiller de ce qui nous entoure.

Bonne année 2019!

Nous vous souhaitons à tous une très bonne année 2019!
Que cette année soit pour vous comme cette fleur de pissenlit, un feu d’artifice de beauté.


Pour ces fêtes, nous avons eu aussi la surprise d’avoir la visite d’un oiseau magnifique, rare et difficile à photographier: le martin pêcheur. L’éclat et les couleurs de son plumage n’ont rien à envier à nos habits de fêtes. J’ai juste eu le temps de prendre mon appareil photo.


Nous sommes contents de voir que notre activité respectueuse de l’environnement permet à la biodiversité de se développer. Elle nous permet, année après année, d’observer de plus en plus d’espèces sauvages.