LA FERME DES FOUILLETS

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Nous sommes ouverts!

Bonjour a tous.
Çà y est, nous sommes de nouveau ouverts!
Le miel et les produits de la ruche sont déjà disponibles tandis que les légumes seront sur notre étal à partir de la semaine prochaine. Le temps contrasté de cette année donne le tempo au jardinier. Le potager pousse doucement.


Les récoltes s’annoncent belles mais un peu tardives. Ce n’est pas grave, un bon légume est toujours un légume qui a poussé lentement, sans le forcer. La floraison des tomates est exceptionnelle et promet, si tout va bien, une belle quantité de fruits. Encore un peu de patience!

J’ai regardé, il y a peu, un reportage télévisé sur la qualité nutritionnelle des légumes. Il mettait l’accent sur la qualité du mode de culture et la variété des légumes cultivés. A la Ferme des Fouillets, nous avons fait ce choix de la qualité nutritionnelle avant tout. C’est à dire:
– des légumes de variétés anciennes, aucun hybride,
– un mode de culture en plein sol,
– nourrir les plantes avec de la matière organique en privilégiant la vie du sol, sans engrais chimique,
– respecter le rythme des saisons et des plantes sans trop arroser afin d’éviter d’avoir des légumes « plein d’eau ».
Je trouve qu’il est important que des reportages nous rappellent régulièrement ces principes fondamentaux . Chacun ensuite peut choisir en toute connaissance et liberté de quelle façon il désire se nourrir et donc d’être constitué. Tous les légumes ne se valent pas, cela dépend comment le jardinier les cultive.




Une dernière note fleurie sur le sujet. En ce moment, c’est la floraison des carottes. Je la trouve magnifique!
Ces fleurs, mine de rien, font aussi parti de mon travail. Pourquoi?
Parce que cultiver des variétés anciennes de légumes impose au jardinier de faire ses propres graines afin de conserver la variété et de l’adapter à son terroir. Cela représente du temps et un savoir faire en plus, mais c’est parfois l’unique façon de cultiver, de reproduire et donc de vous proposer ces variétés.


A bientôt a tous!

Miel de printemps 2019

Çà y est, nous avons fait la récolte du miel de printemps. Et surprise, il est légèrement plus coloré qu’à l’habitude. C’est probablement dû à la très abondante floraison des pissenlits cette année.

Nous l’avons empoté dans la foulée car c’est un miel qui cristallise très vite. Une journée de trop et tout est pris en masse dans les maturateurs.
Il n’y a plus qu’à le goûter et à le déguster. Un bon miel d’Evron et de ses environs proche, le pays des Coevrons.


Vous pourrez le retrouver dès l’ouverture ainsi que le pollen et la propolis.
A très bientôt

Du pollen frais!

Nous sommes en pleine saison de la récolte de pollen. Et j’ai une très bonne nouvelle!
Nous aurons du pollen frais congelé à vous proposer cette année dès la réouverture d’ici quelques semaines!


C’est la période de l’effervescence au rucher. Les nombreuses fleurs du printemps permettent aux abeilles de collecter nectar et pollen.

Nous récupérons le pollen dans de petits tiroirs.

Le pollen frais a un goût inclassable et est très variable d’une semaine à l’autre. Il faut goûter! Nous, on adore, surtout au petit déjeuner…..

En plus de son goût et de ses qualités nutritionnelles, chaque gramme de pollen frais contient entre 1 million et 10 millions de micro-organismes particulièrement bons pour consolider la flore de notre intestin et bien plus encore. C’est un produit incroyable!

Aussitôt récolté, aussitôt mis en pots et congelé.
Alors à très bientôt.

Le potager et les légumes

Nous sommes maintenant au mois de Mai et la réouverture approche. Nous vous tiendrons informé dans quelques semaines de la date précise. Au potager, nous avons commencé depuis quelques semaines à planter et à semer les légumes en extérieur. Les fèves lèvent.

Le potager profite des jours ensoleillés.

Les pommes de terre sortent aussi le bout de leurs feuilles. Les oignons et les échalotes poussent bien.

La prudence de la saison impose encore de laisser les semis et plants dans les serres en attendant leur repiquage à l’extérieur.

La période du potager est maintenant belle et bien commencée et je ne cache pas mon plaisir d’être tout près du sol pour m’en occuper. C’est d’ailleurs une bonne période pour observer son sol de près et regarder si notre façon de jardiner favorise la vie. Notre potager est dans ce cas, lombrics, insectes et humus sont de plus en plus présents. Nous sommes donc sur la bonne route, celle de la biodiversité et d’un sol vivant qui donne à nos légumes leur qualité gustative et nutritionnelle.

Voler comme une abeille

Avec toutes ces floraisons et le beau temps de ces derniers jours, les abeilles sont très en forme! L’entrée des ruches est un véritable ballet d’allers et venues.


Je me suis souvent demandé comment les abeilles faisaient pour s’éviter les unes les autres. Éviter une abeille en mouvement est une chose, mais 20 à 40 abeilles? Et bien, j’ai ma réponse. Parfois elles n’y arrivent pas! Sur la photo ci dessous, en haut à gauche, en plein vol, deux abeilles ont eu un petit « accrochage » heureusement sans conséquence.

J’ai longtemps observé comment elles s’y prenaient pour « atterrir ». Regardons cela ensemble.
Une abeille vole vite, très vite, jusqu’à 50 km/h! Pour cela, elle rend son corps aérodynamique. Elle vole presque à l’horizontale, ces 3 paires de pattes bien étendues contre son corps. L’abeille vole comme un avion mais atterrie comme un hélicoptère. En effet, l’abeille n’a pas de roues pour rouler et freiner sa course à l’atterrissage, elle doit se poser net. Voici tout cela en image.


Tout d’abord, lorsque l’abeille veut se poser, elle doit ralentir. Elle cabre donc son corps vers l’arrière afin d’orienter ses ailes lui permettant de freiner et en ralentissant de se maintenir en vol à très faible vitesse à la façon un peu d’un colibri. En même temps, elle sort le train d’atterrissage. Comprenez ici l’abeille étend ces pattes.

Ensuite, elle se rapproche de cette façon de plus en plus lentement jusqu’à ce que le point d’atterrissage soit en dessous de son corps.

Alors, lorsque le point d’atterrissage est choisi, elle va réorienter son corps presque à l’horizontale afin que toutes ces pattes touchent le sol et amortissent l’atterrissage.
Lorsque les abeilles sont en difficulté (fatigue, température froide, chargement important en pollen ou miel), cette dernière étape est plus difficile et les abeilles souvent se posent moins gracieusement. Elle semblent se laisser tomber dans un « Ouf ça y est, je suis arrivée! ».


La fonction de voler nécessite beaucoup de coordination et d’adaptation. Beaucoup d’insectes sont capables de voler. Cela me fait réfléchir sur leurs capacités et sur ma façon de les regarder…..

Un avant goût de printemps


Tandis que la photopériode et les températures diurnes augmentent, la végétation se réveille. Les premières fleurs apparaissent.

Elles font le bonheur des abeilles de nos ruches qui profitent du moindre rayon de soleil pour aller collecter un peu de pollen et le ramener, amassé contre leurs pattes arrières, à la ruche .

De son côté, le jardinier, prudent, laisse encore, pour plus très longtemps le manteau de feuilles nourricier et protecteur sur le potager.

Cela ne l’empêche nullement de commencer les semis mais bien à l’abri des serres.

Le mois de Mars est aussi le meilleur moment pour admirer les lichens (association d’un champignon et d’une algue colonisant les supports humides et pauvres en nutriments). Leur présence en grand nombre indique un air peu pollué.

A la Ferme des Fouillets, nous en avons de très beaux spécimens. Les couleurs et les textures sont juste magnifiques à regarder.

La nature est vraiment inventive en forme et en couleurs!