LA FERME DES FOUILLETS

Légumes produits au naturel, miel et produits de la ruche à Evron, proche de Sainte Suzanne, Chammes et Châtres la forêt en Mayenne

Miel de printemps 2019

Çà y est, nous avons fait la récolte du miel de printemps. Et surprise, il est légèrement plus coloré qu’à l’habitude. C’est probablement dû à la très abondante floraison des pissenlits cette année.

Nous l’avons empoté dans la foulée car c’est un miel qui cristallise très vite. Une journée de trop et tout est pris en masse dans les maturateurs.
Il n’y a plus qu’à le goûter et à le déguster. Un bon miel d’Evron et de ses environs proche, le pays des Coevrons.


Vous pourrez le retrouver dès l’ouverture ainsi que le pollen et la propolis.
A très bientôt

Du pollen frais!

Nous sommes en pleine saison de la récolte de pollen. Et j’ai une très bonne nouvelle!
Nous aurons du pollen frais congelé à vous proposer cette année dès la réouverture d’ici quelques semaines!


C’est la période de l’effervescence au rucher. Les nombreuses fleurs du printemps permettent aux abeilles de collecter nectar et pollen.

Nous récupérons le pollen dans de petits tiroirs.

Le pollen frais a un goût inclassable et est très variable d’une semaine à l’autre. Il faut goûter! Nous, on adore, surtout au petit déjeuner…..

En plus de son goût et de ses qualités nutritionnelles, chaque gramme de pollen frais contient entre 1 million et 10 millions de micro-organismes particulièrement bons pour consolider la flore de notre intestin et bien plus encore. C’est un produit incroyable!

Aussitôt récolté, aussitôt mis en pots et congelé.
Alors à très bientôt.

Le potager et les légumes

Nous sommes maintenant au mois de Mai et la réouverture approche. Nous vous tiendrons informé dans quelques semaines de la date précise. Au potager, nous avons commencé depuis quelques semaines à planter et à semer les légumes en extérieur. Les fèves lèvent.

Le potager profite des jours ensoleillés.

Les pommes de terre sortent aussi le bout de leurs feuilles. Les oignons et les échalotes poussent bien.

La prudence de la saison impose encore de laisser les semis et plants dans les serres en attendant leur repiquage à l’extérieur.

La période du potager est maintenant belle et bien commencée et je ne cache pas mon plaisir d’être tout près du sol pour m’en occuper. C’est d’ailleurs une bonne période pour observer son sol de près et regarder si notre façon de jardiner favorise la vie. Notre potager est dans ce cas, lombrics, insectes et humus sont de plus en plus présents. Nous sommes donc sur la bonne route, celle de la biodiversité et d’un sol vivant qui donne à nos légumes leur qualité gustative et nutritionnelle.

Voler comme une abeille

Avec toutes ces floraisons et le beau temps de ces derniers jours, les abeilles sont très en forme! L’entrée des ruches est un véritable ballet d’allers et venues.


Je me suis souvent demandé comment les abeilles faisaient pour s’éviter les unes les autres. Éviter une abeille en mouvement est une chose, mais 20 à 40 abeilles? Et bien, j’ai ma réponse. Parfois elles n’y arrivent pas! Sur la photo ci dessous, en haut à gauche, en plein vol, deux abeilles ont eu un petit « accrochage » heureusement sans conséquence.

J’ai longtemps observé comment elles s’y prenaient pour « atterrir ». Regardons cela ensemble.
Une abeille vole vite, très vite, jusqu’à 50 km/h! Pour cela, elle rend son corps aérodynamique. Elle vole presque à l’horizontale, ces 3 paires de pattes bien étendues contre son corps. L’abeille vole comme un avion mais atterrie comme un hélicoptère. En effet, l’abeille n’a pas de roues pour rouler et freiner sa course à l’atterrissage, elle doit se poser net. Voici tout cela en image.


Tout d’abord, lorsque l’abeille veut se poser, elle doit ralentir. Elle cabre donc son corps vers l’arrière afin d’orienter ses ailes lui permettant de freiner et en ralentissant de se maintenir en vol à très faible vitesse à la façon un peu d’un colibri. En même temps, elle sort le train d’atterrissage. Comprenez ici l’abeille étend ces pattes.

Ensuite, elle se rapproche de cette façon de plus en plus lentement jusqu’à ce que le point d’atterrissage soit en dessous de son corps.

Alors, lorsque le point d’atterrissage est choisi, elle va réorienter son corps presque à l’horizontale afin que toutes ces pattes touchent le sol et amortissent l’atterrissage.
Lorsque les abeilles sont en difficulté (fatigue, température froide, chargement important en pollen ou miel), cette dernière étape est plus difficile et les abeilles souvent se posent moins gracieusement. Elle semblent se laisser tomber dans un « Ouf ça y est, je suis arrivée! ».


La fonction de voler nécessite beaucoup de coordination et d’adaptation. Beaucoup d’insectes sont capables de voler. Cela me fait réfléchir sur leurs capacités et sur ma façon de les regarder…..

Un avant goût de printemps


Tandis que la photopériode et les températures diurnes augmentent, la végétation se réveille. Les premières fleurs apparaissent.

Elles font le bonheur des abeilles de nos ruches qui profitent du moindre rayon de soleil pour aller collecter un peu de pollen et le ramener, amassé contre leurs pattes arrières, à la ruche .

De son côté, le jardinier, prudent, laisse encore, pour plus très longtemps le manteau de feuilles nourricier et protecteur sur le potager.

Cela ne l’empêche nullement de commencer les semis mais bien à l’abri des serres.

Le mois de Mars est aussi le meilleur moment pour admirer les lichens (association d’un champignon et d’une algue colonisant les supports humides et pauvres en nutriments). Leur présence en grand nombre indique un air peu pollué.

A la Ferme des Fouillets, nous en avons de très beaux spécimens. Les couleurs et les textures sont juste magnifiques à regarder.

La nature est vraiment inventive en forme et en couleurs!

Travaux d’hiver: apprendre des arbres

Les arbres étant dans un état de repos, l’hiver est la meilleure période pour couper leurs branches malades, gênantes et tombées au sol. Cette activité, très physique, permet aussi d’observer l’histoire du végétal et d’étudier l’extraordinaire ingéniosité de ces êtres vivants. Nous passons tous devant des tas de bois sans prêter attention aux détails qui y sont inscrits. Regardons ensemble ce bois d’un peu plus près.

Il faut savoir que le bois d’un arbre n’a pas une structure pleine mais plutôt poreuse. Plus un arbre pousse vite, plus son bois possède des pores. Nous pourrions comparer un arbre qui pousse vite à une tour Eiffel possédant des poutres en métal de soutient plus éloignées les unes des autres, par rapport à un arbre qui pousse lentement qui lui aura des poutres en métal plus rapprochées.
Mais un même arbre, et c’est là l’ingéniosité de cet être vivant, est capable aussi de s’adapter et de faire varier la vitesse de sa croissance en fonction des contraintes comme sur la photo ci-dessous.


Remarquez que le cœur du bois de cette branche de chêne n’est pas au centre de la branche. Le cœur est désaxé. Que pouvons nous apprendre de cette observation? Cela nous apprend que la branche se trouvait sur l’arbre presque en position horizontale. Le poids de la branche exerçant une pression menaçant de l’arracher, l’arbre a renforcé la solidité du bois sous toute la partie de la branche se trouvant « côté sol ». Le bois est donc plus dense dans cette partie, raccourcissant les espaces entre les cernes et donnant cette apparence « désaxée ».

Ici, on voit bien le travail d’un insecte qui a commencé à manger le bois au cœur de cette branche. La sciure est le résultat de son œuvre. Il a trouvé là son logis et son garde-manger!

Ici, enfin, on voit que le bois semble plus foncé en dessous et possède des lignes noires qui forment un dessin. Alors?
Il s’agit sans le moindre doute d’une branche tombée sur un sol humide durant plusieurs mois. Le bois mort a adsorbé par ces pores l’eau contenu dans le sol, lui donnant une couleur plus foncée dans cette partie. Ce bois humidifié a permis ensuite aux champignons du sol d’étendre par croissance leur réseau de filaments dans le bois humide pour s’en nourrir. Ce sont ces champignons qui sont les dessinateurs de ces lignes noires. Les champignons sont capables, parfois, de dessiner de complexes et magnifiques « fresques » dans le bois.
J’aime regarder les détails de notre quotidien. Sachons nous émerveiller de ce qui nous entoure.